sam
18
jui
2009
Quand Sarkozy évoque les "dockeUrs"...
Le 16 juillet dernier, c'était la deuxième visite de Nicolas Sarkozy au Havre depuis qu’il occupe l’Élysée. Il est venu trinquer, entre bon amis, avec notre maire UMP Antoine Rufenacht, promu
commandeur de la Légion d’honneur le 14 juillet dernier.
Avant son arrivée au Havre, les dockers de la CGT avaient fait savoir qu'ils ne laisseraient pas Nicolas Sarkozy entrer dans les docks sans se mettre en grève. Il a donc seulement visité la
capitainerie à l'entrée du port sans pénétrer sur les quais où se trouvent les grues et les entrepôts.
Pendant son discours, il a d'ailleurs rappeler sa vision sur nos dockers (et pas DockeUrs! M. Sarkozy).
mer
08
jui
2009
Les biens du port ont trouvé preneurs
Voici la liste des opérateurs ayant repris des terminaux du port.
Activités conteneurs :
- La GMP pour les Terminaux de l'Europe, des Amériques et de France (Port 2000) :
La Générale de Manutention Portuaire est un manutentionnaire historique du Port du Havre spécialisé dans le conteneur. Elle est détenue par la compagnie maritime CMA-CGM (France) et le groupe britannique P&O Ports. Elle est dirigée par Christian Paschetta (Président) qui est également Président de l’Union nationale des industries de la manutention dans les ports français (UNIM) et M. Louis Jonquière (DG). - TPO pour le Terminal Porte-Océane (Port 2000) :
La Société Terminal porte Océane est un partenariat entre le groupe A.P. MØLLER-MAERSK et le groupe de manutention portuaire français PERRIGAULT SA. Elle est dirigée par Christian Tinguy de la Giroulière (PDG) et M. Hartmut Goeritz ( DGA). - TNMSC pour le futur terminal éponyme à Port 2000 :
Terminaux de Normandie et Mediterranean Shipping Company est une société regroupant le manutentionnaire Terminaux de Normandie (TN) et l'armement Mediterranean Shipping Company (MSC). La société est dirigée par Jean-Marcel Bekaert (Président) et Christian De Tinguy De La Giroulière (DG). - la CNMP pour le Terminal de l'Atlantique et le futur quai de liaison entre Amériques et Atlantique:
La Compagnie Nouvelle de Manutentions Portuaires est dirigée par M. Fernand Brasseur (Président) - SETN (filiale de Perrigault) pour le Terminal de Normandie.
La Société d' Exploitation des Terminaux de Normandie est une filiale de Maison Paul Perrigault, dirigée par M. Jean Bekaert
La valeur des biens cédés dans l'activité conteneur a fait l'objet d'un accord à 26,3 millions d'euros avec ces opérateurs.
Activités vrac solide :
- La SHGT pour le terminal multivrac :
SHGT est une filiale à 100 % de Sogena. Créée en 1999, elle a pour activité la manutention portuaire et la gestion de terminaux. Elle est dirigée par Jean-Michel Blanchard (Président) et Jean Yves Apard (DG) qui est également Trésorier de l'UMEP. A noter que Christian Leroux, vice-président du GPMH et président de l'UMEP fait également parti du groupe Sogena. - EDF Trading Logistics et Atic Services pour le terminal minéralier (charbon de la centrale thermique EDF).
EDF Trading Logistics (filiale d'EDF) et Atic Services, leader européen dans la prestation de services associés à l’activité charbonnière, à la logistique vrac et à celle des produits sidérurgiques, reprennent l'exploitation. Le personnel du GPMH, affecté à ce terminal, sera détaché à la SHGT qui assurera une prestation à long terme pour le compte d'EDF Trading Logistics.
Le multivrac a fait l'objet d'une convention de 24 ans et 15 ans pour le terminal minéralier. Pour ces deux terminaux, un accord a été trouvé à 13,6 millions d'euros.
Capitaine Haddock
sam
20
jun
2009
Le GPMH vient de perdre son VRP
Lu dans la presse....
Le directeur de la promotion et de la communication du GPMH fait valoir ses droits à la retraite.
« On va regretter ton départ au sein de la communauté portuaire ». Que ce soit Laurent Castaing, président du directoire du Grand Port Maritime du Havre, Christian Leroux, président de l'Union
maritime et portuaire ou encore Eric Leloup, ancien président du port, tous ont reconnu perdre gros avec le départ à la retraite de Pierre-Yves Collardey. Pendant 14 ans, ce précieux collaborateur
aux semelles de vent a tenu les rênes de la direction commerciale rebaptisée entre-temps direction de la promotion et de la communication. Un poste clé pour la place du Havre.
« Pierre-Yves était le globe-trotter du port, notre VRP », a souligné Laurent Castaing rappelant au passage sa grande disponibilité. Mais la particularité de Pierre-Yves Collardey, unanimement
souligné comme une qualité indéniable à ce poste, est sa capacité à maîtriser la langue de Shakespeare, « une maîtrise parfaite de l'anglais qui lui permet de passer les nuances de sa pensée ».
Pierre-Yves Collardey, pour son discours d'adieu, a dressé un rapide bilan de sa vie professionnelle au port. « Pendant ces 15 dernières années, j'ai eu la chance de voire éclore, de respirer partout
à pleins poumons, la mondialisation, la globalisation. Notre Terre est devenue bien petite, on ne peut plus s'ignorer les uns les autres. »
45 pays visités
En chiffres, cet engagement s'est traduit par la rencontre des communautés portuaires de 45 pays, de 450 réunions de promotion, de 2 000 nouvelles personnes rencontrées chaque année et d'une
collection… de 30 000 cartes de visite. Si la page se tourne sous les éloges, le charismatique Pierre-Yves Collardey n'aurait pas voulu quitter son poste sans montrer qu'il gardait un œil sur les
affaires en donnant un ultime conseil. « La phase de mondialisation, d'expansion économique désordonnée, pas toujours respectueuse des hommes et de la nature s'est achevée il y a quelques mois. Nous
entrons dans une phase de maîtrise, de développement économique durable. C'est un nouveau défi pour tous et pour le port en particulier. Il vous appartient - nouvelle génération - de le relever et
d'inscrire parfaitement Le Havre dans ce mouvement ».
On comprend mieux pourquoi le Président de l'UMEP avait souligné, lors de son assemblée générale de début juin, que le GPMH avait un besoin impératif de promotion. Sans directeur, ça devient effectivement plus compliqué d'en faire....
Capitaine Haddock
jeu
11
jun
2009
Vive la continuité à l'UMEP : Leroux, réélu pour la 5ème fois consécutive
L'information n'a pas été reprise par beaucoup de journaux, mais l'assemblée générale de l'UMEP qui s'est tenue à huit clos a reconduit Christian Leroux dans ses fonctions de Président pour une durée de 3 ans. A l'âge de 66 ans, Christian Leroux n'a eu aucune difficulté à se faire réélire, il était en effet le seul candidat à se présenter....
En avril dernier, je trouvais inconcevable que, d'un côté l'on puisse pleinement représenter et défendre les adhérents de l'UMEP auprès de la direction du port et de l'autre côté faire partie d'une de ses instances dirigeantes, d'autant plus, quand il s'agit du Conseil de surveillance.
Cette situation de cumul de mandats (Président de l'UMEP et vice-président du GPMH) ne semble guère propice à garantir l'impartialité et la neutralité des prises de décisions de Christian Leroux.
Apparemment, cela ne doit pas déranger beaucoup de personnes à l'UMEP....
L'avenir nous dira si le choix des adhérents de réélire Leroux a été le bon , mais il est très probable, que dans les prochains mois, leur déception soit la hauteur de leur espérance.
Capitaine Haddock
mer
27
mai
2009
La CGT du port apporte son soutien à ses responsables
La semaine dernière, la presse havraise nous informait que les 2 responsables de la CGT du port du Havre étaient renvoyés devant le tribunal correctionnel. Ils sont poursuivis pour détournements
de fonds et abus de confiance.
Les faits remontent à la période s'étendant du 1er janvier 2001 au 21 septembre 2006. Le préjudice (73 000 €) pèse sur le syndicat CGT et le Port Autonome du Havre, mais seul le Port du Havre s'est
porté partie civile. Le juge d'instruction a pris sa décision le 17 avril et l'audience du tribunal aura lieu au Havre le 30 septembre.
Les 2 responsables de la CGT du port du Havre avaient d'ailleurs réagi sur ce sujet lors d'une assemblée générale du 5 avril 2007: voir la video.
Voici ci-dessous la réaction du bureau de la CGT du port publiée sur son site internet, hier, 26 mai.
Affaire à suivre......
Capitaine Haddock
dim
17
mai
2009
L'UMEP va (ré)élire son Président
Le 9 juin prochain aura lieu, à la CCI du Havre, l'assemblée générale de l'UMEP (Union Maritime et Portuaire du Havre - http://www.umep.org). Pendant cette matinée, les membres du
Conseil d'administration seront élus et ceux-ci, à leur tour, devront désigner un (nouveau) Président et 2 vice-présidents.
Actuellement, la Présidence est occupée par Christian Leroux et les deux vice-présidents sont André Aubée, administrateur notamment de la Compagnie nouvelle de manutention portuaire et
Véronique Lepine, Présidente du Groupement Havrais des armateurs et agents maritimes (GHAAM).
Ces nouvelles élections sont l'occasion de mettre du renouveau dans le conseil d' administration de l'UMEP qui est présidé par Christian Leroux depuis 12 ans! Le mois dernier, je m'étonnais des déclarations de M. Leroux et je me posais des questions sur l'impartialité et la neutralité dans ses prises de décisions au regard de ses différents
mandats (Président de l'UMEP, Président de l'UMPF, Vice Président du GPMH, Vice Président de la CCI du Havre, …), aujourd'hui, je me demande si les adhérents de l'UMEP auront la volonté et le
courage de mettre un terme à quasiment 15 ans de clientélisme et de conflits d'intérêts. Le port a entrepris sa réforme, il serait temps que l'UMEP fasse de même.
Pour rappel, l'UMEP est une fédération professionnelle qui a pour objectif de « créer l'environnement propice à l'attraction et au passage optimisé de la marchandise au HAVRE ». Elle
représente 600 entreprises, 17 000 emplois directs et 14 000 emplois indirects.
Les adhérents de l'UMEP sont des associations professionnelles réparties en 3 collèges qui fournissent, chacun, 10 administrateurs au Conseil d'administration :
- Collège Maritime dans lequel on y trouve le GHAAM (Pilotage; Remorquage; Lamanage; Compagnie des Courtiers Interprètes et Conducteurs de Navires) et le Syndicat des Assureurs Maritimes.
- Collège Marchandise dans lequel on y trouve le Syndicat des Transitaires et Commissionnaires en Douane du Havre et de la Région (STH) (Transitaires; Commissionnaires en Douane; Commissionnaires en Transport; Logisticiens) et le Comité Normand des Professionnels du Transport (CNPT qui regroupe la FNTR, l'UNOSTRA et la TLF).
- Collège Manutention dans lequel on y trouve le Groupement des Employeurs de Main-d'Oeuvre (GEMO) (Terminaux de Normandie (TN); Compagnie Nouvelle de Manutention Portuaire (CNMP); Générale de Manutention Portuaire (GMP)).
Les dernières élections avaient eu lieu en juin 2006 pendant lesquelles Christian Leroux avait été reconduit dans ses ses fonctions de Président de l'UMEP pour la troisième fois consécutive.
Capitaine Haddock
mer
06
mai
2009
Les activités peu recommandables de certains membres du Conseil de Surveillance du GPMH
Edouard Philippe, adjoint au Maire du Havre et membre du conseil de surveillance du GPMH, ne se contente pas de faire de la politique, il milite également auprès des élus de l'Assemblée
Nationale pour faciliter les activités de son employeur, le Groupe AREVA, au Niger. (Edouard Philippe travaille également chez Areva comme directeur des affaires publiques - http://www.arpp.net/annuaire/?ann=adh&id=94 et http://www.agefi.fr/nominations/nomine.aspx?id=7382 ).
Dans un article de Charlie Hebdo, du 29 avril dernier, nous apprenons comment Areva déploie son lobbying pour nous convaincre du bienfondé de ses actions au Niger, qui rappelons-le n'est pas le pays
le plus démocratique que l'on puisse connaître en Afrique.
Pour ceux qui veulent aller plus loin sur les activités d'Aréva au Niger, vous pouvez aller sur le site du « Collectif Areva ne fera pas la loi au Niger » - http://areva.niger.free.fr/
Capitaine Haddock
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Voici l'article complet de Charlie-Hebdo ci-dessous :
Le lobbying d'Areva pour l'uranium du Niger
L’indépendance énergétique française repose sur le nucléaire, mais aussi sur des amitiés avec des pays pas toujours fréquentables. Par exemple, le Niger, principal fournisseur de l’uranium utilisé
dans les centrales françaises. Charlie a obtenu des preuves sur les tueries commises par les autorités de ce pays.
Notre enquête révèle les détails des prochaines actions de lobbying que compte entreprendre l’industriel français du nucléaire, Areva, pour faire oublier les origines politiques de cet uranium.
Au cours de notre enquête. Nous avons appris que le groupe Areva prépare pour le 25 mai une conférence de presse commune avec l’ONG Sherpa, une organisation spécialisée dans la défense des droits de
l’Homme, fondée par l’avocat William Bourdon. A cette occasion, les dirigeants de Sherpa et d’Areva rendront publique la signature d’une convention pour la mise en place d’observatoires sanitaires et
sociaux, d’abord au Gabon, puis éventuellement au Niger. Une manière pour l’industriel de donner des gages de sa bonne volonté. L’ONG garantira l’indépendance du dispositif.
Selon nos informations, le 4 avril dernier, Sherpa et Areva sont parvenus à un texte qui les a satisfaits. Interrogé sur ce partenariat, Yann Queinnec, le directeur de Sherpa, a refusé de commenter
cette information, tout en confirmant l’existence de ces discussions.
A l’intérieur des mines, le droit social règne.
La communication d’Areva autour de cette initiative s’intègre dans une campagne de lobbying plus large en faveur de son activité au Niger. Elle passe par l’organisation, le 4 mai prochain, d’un
voyage de presse vers ses mines d’uranium dans ce pays. Une façon de rassurer les journalistes, en montrant que « les salariés nigériens bénéficient des mêmes normes que les salariés français »,
selon les propos que nous a confiés le directeur de la communication du groupe, Jacques-Emmanuel Saulnier.
Tandis qu’à l’Assemblée nationale l’industriel soigne ses réseaux d’influence. Au sein de la direction du groupe, un lobbyiste, Edouard Philippe, « chargé des relations avec les élus », suit les
parlementaires chargés du Niger. Un entregent pas toujours assumé. Nous avons ainsi sollicité Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée. Nous souhaitions
connaitre la nature de ses échanges avec Areva. Son assistante nous a rappelés pour nous expliquer qu’un « entretien ne leur semblait pas justifié ».
À l’entendre, Marc Vampa « ne rencontre pas les gens d’Areva. Il se contente d’animer des rencontres bilatérales avec les députés du Niger ». Des propos en contradiction avec ce que nous a déclaré le
directeur de la communication d’Areva, qui nous a affirmé : « Edouard Philippe (le lobbyiste d’Areva) est en contact régulier avec Marc Vampa pour parler de la situation au Niger. »
On comprend mieux les efforts déployés par le directeur de la communication d’Areva, Jacques·Emmanuel Saulnier, qui a pour « obsession qu’il n’y ait pas de tabou » sur les activités nucléaires de son
groupe. Un cap pas toujours facile à tenir. Parfois, à l’extérieur des mines d’Areva, la barbarie se banalise.
A l’extérieur des mines l’horreur règne
Au Niger, des inspecteurs de l’ONU attestent de nombreuses dérives sécuritaires, en marge des combats entre les autorités et un mouvement d’opposition armé touareg. le MNJ. Les forces
gouvernementales pratiqueraient, de manière systématique, des exécutions sommaires de villageois suspectés de sympathie avec les rebelles. Dans une lettre du 13 août 2008, dont nous avons obtenu
copie (voir fac-similé ci-contre), le rapporteur spécial des Nations unies, Philip Alston, estime que, depuis juin 2007, « au moins 78 personnes ...) appartenant à la communauté touarègue auraient
été abattues de manière extrajudiciaire dans les régions du nord » du Niger. Selon lui, il s’agirait de « représailles » contre des populations civiles perpétrées par les forces gouvernementales. En
annexe de ce courrier sont référencées quinze tueries, intervenues entre le 10 juin 2007 et le 29 juin 2008, avec les actes de torture qui les ont accompagnées et les noms des victimes. Ainsi, entre
le 21 et le 25 mars 2008, à Tamazlakh, deux enfants auraient été exécutés par l’armée, pour l’exemple. Le 26 mars, à Dabaga, des militaires auraient pris à partie un commerçant ; ils lui auraient
coupé les oreilles à vif et mis le feu à ses cheveux avant de le poignarder.
Chez Areva, le directeur de la communication, Jacques-Emmanuel Saulnier, précise : « Nous n’intervenons pas sur ce qui se passe à l’extérieur de nos sites, nous sommes des industriels, nous ne
faisons pas de politique. » Une appréciation que lui conteste un avocat français, Jérôme Belkaim, défenseur d’une association représentant des Touareg. Il accuse la direction d’Areva d’avoir déjà
pris parti en faveur de l’armée nigérienne. À ce titre, Mr Belkaim a cité à comparaître Thierry d’Arbonneau, directeur de la sécurité au sein du groupe nucléaire, auquel il reproche d’avoir
publiquement demandé à l’état français de donner des armes au Niger pour « mater la rébellion des Touareg », lors d’une réunion du Medef, en présence de la ministre de l’intérieur, Michèle
Alliot-Marie. L’affaire sera plaidée le 23 juin prochain devant le tribunal de grande instance de Paris. Quelle qu’en soit l’issue, pour l’avocat des Touareg il ne s’agit que de « la première étape
d’une longue affaire judiciaire ». Selon lui, le véritable enjeu consiste, à terme, à « obtenir une reconnaissance du droit foncier des Touareg sur les tems dont ils ont été chassés et où sont
exploitées des mines d’uranium »
Areva occulte la question de fond
Selon lui, au regard du droit des peuples autochtones, tel qu’il est reconnu par les Nations unies, les compagnies nucléaires occidentales, dont Areva, devraient verser « près de 200 millions d’euros
» à ces peuples nomades autrefois expropriés (la Cogema, ancêtre d’Areva, opérait dans les mines du Niger dès 1969). D’autant que ces zones ont été rendues partiellement impropres à l’agriculture.
Plusieurs nappes d’eau potable ont été contaminées par l’exploitation de l’uranium, quand elles n’ont pas été simplement asséchées, les installations minières d’Areva nécessitant, à elles seules, une
consommation annuelle estimée à 8 millions de mètres cubes d’eau. De tels enjeux pourraient inciter les industriels à ne pas se préoccuper des civils touareg massacrés.
À travers ce dossier s’opposent ainsi deux analyses de la responsabilité sociale des grands opérateurs énergétiques. Pour les uns, au nom de l’indépendance énergétique de nos économies, le caractère
stratégique de leurs implantations dans ces pays et les relations diplomatiques qui les sous-tendent les placent, bon gré mal gré, en position de partenaires, voire de complices, des dirigeants
locaux qui leur permettent de prospérer. Pour les autres, leur responsabilité se limite aux événements qui se déroulent à l’intérieur de leurs sites. Point. C’est cette deuxième analyse que préfère
retenir Areva. Et son lobbying se déploie pour nous convaincre du bienfondé de son choix.
Par Guillaume Dasqué avec Agathe André - le 29 avril 2009
CHARLIE HEBDO (visiter le site http://www.charliehebdo.fr)
dim
26
avr
2009
A quoi ressemble une assemblée générale du syndicat CGT du port du Havre ?
Rien de mieux qu'une vidéo pour voir à quoi ça ressemble. Il s'agit de l'Assemblée générale du syndicat CGT du port autonome du Havre du 5 Avril 2007. Chacun pourra juger des propos qui étaient tenus et des qualités d'orateur de Patrick Deshayes.
Capitaine Haddock
lun
20
avr
2009
La CGT maintient la pression, mais perd un siège au conseil de surveillance
Lu dans la presse ces derniers jours....
Pour la CGT, l'adoption du projet stratégique n'est pas une fin en soi. Elle a obtenu de la direction du GPMH une expertise du projet par le cabinet Secafi-Alpha (Cabinet d’audit connu pour être lié
à la CGT : il compte, en effet, parmi sa clientèle 1 800 comités d’entreprises pour la plupart contrôlés par la centrale de Bernard Thibault). Comme expliqué dans l'article, les premières conclusions
de ce rapport portant sur le projet stratégique, commandé par trois organisations syndicales (CGT, CFDT et représentants de l'encadrement), sont attendues dans ces prochains jours et elles
décrypteront le projet stratégique sous ses volets « économiques et sociaux ». Pour la CGT du GPMH, « le projet stratégique ne tient pas compte de la crise et des difficultés des entreprises qui
doivent accueillir le personnel portuaire ».
Par ailleurs, au delà de cette expertise, dont on connaît déjà les conclusions, certains responsables de la Cgt du port évoque des « frappes chirurgicales ». L'arrivée prévue vendredi matin de
l'Andromedan, le tout nouveau porte-conteneurs de la compagnie française CMA-CGM, est l'occasion choisie par le syndicat pour maintenir la pression : « Nous allons démontrer à notre employeur
et à tous ceux qui répandent des propos injurieux à notre égard qu'ils ne décideront rien sans tenir compte de l'avis des travailleurs portuaires, quelle que soit leur catégorie ».
Malgré cette « contre offensive » qui semble timidement s'organiser, la réforme portuaire vient de faire ses premières victimes. La CGT, qui occupait jusqu'à présent les trois sièges
réservés aux agents portuaires au sein du Conseil de surveillance, a perdu le poste de l'encadrement (Collège cadres) suite aux élections internes au personnel du port de jeudi dernier. Franck
Hermier, représentant de l'Association syndicale des ingénieurs et cadres (ASIC) qui a obtenu 60,5 % des votes, fera son entrée au Conseil de surveillance lors de la prochaine réunion, le 26 juin.
Pour le collège des non cadres, la CGT, avec 81 % des suffrages conserve ses deux sièges qui étaient déjà occupés par Thierry Bonnaire et Jacques Paumelle.
Cette élection montrerait-elle un début de changement ? Sans vouloir tirer de conclusion, on peut se demander s'il en s'agit pas d'une première brèche dans le dispositif de la CGT. En tout état de
cause, espérons tout simplement que cette nouvelle représentativité syndicale soit bénéfique pour le port.
Capitaine Haddock
sam
18
avr
2009
Quand Christian Leroux se fait son auto promotion
Tous les mois, le Président de l'UMEP, Christian Leroux, nous fait partager, au travers d'un petit billet intitulé « Le mot du président », ses analyses et souhaits pour développer
l'activité du port.
Le mot du président, actuellement en ligne sur le site Internet de l'UMEP (http://www.umep.org/mot_du_president.htm), m'a tout
particulièrement étonné et fait sourire. Cela pour plusieurs raisons :
La première raison réside dans la solution proposée par le président de l'UMEP pour redynamiser l'activité du port : le Marketing! « Faut-il le rappeler, le marketing est un des éléments
incontournables de la réussite et un port doit savoir se vendre comme un produit de consommation ou plutôt, d'utilisation. »! J'attends de voir, avec impatience d'ailleurs, si la CGT du port va
réagir à ces propos..., j'en doute! Pour ma part, je m'interroge sur cette solution tant le développement du port est lié à d'innombrables facteurs qu'il est difficile de maîtriser totalement :
crise économique, baisse du trafic, tensions sociales, qualité des infrastructures, concurrence d'Anvers et Rotterdam, volonté politique, .... Le raisonnement de Christian Leroux est très limite par
rapport à la situation que vit notre port et très en dessous de ce que nous pourrions attendre du président de l'UMEP qui, rappelons-le, représente et défend les intérêts de 600 entreprises et de
quelques 17 000 emplois directs. On peut se poser des questions sur les décisions prises par le conseil de surveillance du GPMH quand on sait que Christian Leroux en est le vice-président...
La deuxième vient de ses attentes vis-à-vis du Grand Port Maritime du Havre : « Aussi, je me tourne aujourd'hui vers notre allié naturel qu'est le Grand Port Maritime du Havre, de façon à ce que
soit imaginé, dans les délais les plus brefs, un système d'actions qui puisse d'ores et déjà nous permettre d'exister et de rester dans les mémoires de nos futurs partenaires. » En lisant cela,
ma première réaction a été me de dire qu'il devait bien savoir ce que le GPMH allait faire : Il est vice-président du conseil de surveillance non ? A moins qu'à son âge, il ait quelques pertes de
mémoire...Ce qu'on attend surtout d'un président, ce n'est pas ce qu'il va faire ou demander, mais plutôt des actes concrets et les réponses apportées par le GPMH!
La troisième et dernière raison est cette double casquette de Christian Leroux (Président de l'UMEP et vice président du conseil de surveillance). Il paraît inconcevable que d'un côté l'on puisse
pleinement représenter et défendre les membres de l'UMEP auprès de la direction du port et de l'autre côté faire partie d'une de ses instances dirigeantes, d'autant plus, quand il s'agit du Conseil
de surveillance. Lors de son élection à la présidence du conseil de surveillance, Gilles fournier avait pourtant expliqué que dans le cadre des grands ports maritimes, les entreprises portuaires
deviennent des partenaires économiques et les présidents qui en seraient issus seraient face à un conflit d'intérêts. Pourquoi cette condition ne s'applique t-elle pas à tous les membres du
conseil de surveillance? Cela devient d'autant plus troublant que Christian Leroux est, en plus de ces 2 mandats, membre de la commission consultative des marchés publics du GPMH...
Il faut sans doute éviter de tirer trop rapidement des conclusions sur ce cumul de mandats, mais cette situation ne semble guère propice à garantir l'impartialité et la neutralité des prises de
décisions de Christian Leroux. A moins que cela ne profite à certains...
Capitaine Haddock
